La femme de lettres


 

Jeanne Loiseau publie son premier roman, Le Mariage de Gabrielle, en 1882, chez Calmann-Lévy. Son éditeur lui impose le choix d’un pseudonyme masculin : elle retient le prénom d’un grand-oncle maternel (Daniel O’connell, le « Libérateur irlandais ») et le nom de jeune fille de sa mère. La même année, elle publie chez Alphonse Lemerre un recueil de poésies, Fleurs d’avril. Roman et poésies sont primés par l’Académie française par un double prix Montyon.

Sa production littéraire est variée ; elle s’adonne à plusieurs genres littéraires : roman (plus de 30 volumes), poésie (3 recueils publiés jusqu’en 1897, et de nombreux poèmes dits à l’occasion d’événements particuliers), traduction (les Œuvres complètes de Lord Byron, en 3 tomes), critique littéraire, journalisme, conférences et art dramatique. Elle est jouée dans plusieurs théâtres à Paris (la scène de l’Odéon en 1894, le Théâtre féministe en 1897 ou encore le Théâtre Sarah-Bernhardt en 1905) et également à Bruxelles, en Italie et en Russie.

Bibliographie complète de Daniel-Lesueur.

Journaliste, elle assure des chroniques littéraires dans plusieurs journaux, notamment la rubrique littéraire à L’Indépendance belge, la rubrique sociétale au quotidien féministe de Marguerite Durand La Fronde (de 1897 à 1903), les rubriques « en beauté » à la revue Femina et « Mouvement littéraire » à La Renaissance politique, littéraire et artistique de son mari (depuis la création en 1913 jusqu’à sa mort). Ce sont plus de cent articles qui ont été ainsi publiés !

Pour ses œuvres, elle a reçu des reconnaissances de ses pairs avec notamment six prix de l’Académie française, dont 2 Grands Prix (Grand Prix de Poésie en 1885 pour son poème Sursum Corda !, et Grand Prix Vitet en 1905 pour l’ensemble de son œuvre).

Détail des six prix reçus de l’Académie française.

Pour ses actions, elle a reçu des décorations majeures, tant des gouvernements français et belge, que de la Société des Gens de Lettres.

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Daniel-Lesueur dans sa maison de campagne de la Valcorie, à Parmain (Val d’Oise)

 

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